lundi, 24 septembre 2007
J’en rêve encore !

Vendredi 20h je quitte mes bureaux. Damien (mon ex) a reporté notre repas. Je me douche, m’habille et rentre dans le métro en direction de chez Kriss. Je sonne, monte les marches et j’ouvre la porte. J’avance sur un chemin…en chocolat et sucre en forme de cœur. Dans le salon je découvre la tente des milles et une nuits faite de drapés colorés qui montent sur un énorme lustre rouge. De coussins, des bougies, des fleurs et des cœurs, une douce musique. Je poursuis mon chemin sucré. Je le cherche. J’arrive devant un énorme paquet cadeau transparent…il est nu…juste vêtu d’un gros cœur en chocolat à sa taille. Il me murmure un joyeux anniversaire. Je l’embrasse…on m’avait jamais fait cette scène, a vie je m’en souviendrai. Je suis ému. Nous discutons devant un magnum de champagne Mumm. Je le regarde, il est beau, charmeur, doux et attentionné…je fonds. Arrive un majestueux plateau de fruits de mer. Des langoustines plus grosses qu’un homard, le homard plus gros que le plateau et des huitres plus grosses que l’assiette. On mange avec nos doigts, je le mange des yeux. Je me blottie dans ses bras ou je m’y réveillerai que demain. Je suis amoureux.
Réveille voluptueux en douceur de câlins et de sourires. Samedi…c’est ma soirée, notre soirée. Préparée à la dernière minute elle n’en sera que plus authentique. Nous rejoignons Gérard et Stéphane dans leur loft du 17 ème. Je prépare mon ordinateur, branche tous ces connecteur, ce soir je mixe ! J’ouvre vitualDJ gavé de musique que je classe (certaines sont de mon Fifi de La Rochelle ( Ha mon fifi et les mails !) et d’autre de DFP (gros bisou mon chéri)…qu’il m’envoie régulièrement par mail. Nous partons grignoter un plat dans un petit restau. Kriss me dépose chez lui, il parts de suite chercher mon autre…Lola. Des retrouvailles touchantes. Elle me manque tant. Discussions de retrouvailles, des bisous, des câlins…c’est bon. Lola m’expose son projet futur (je vous en dirai plus…plus tard) …j’en serai aussi...promis ma chérie. Nous nous habillons tous les trois et partons rejoindre Stéphane vers 19h au Concorde Lafayette pour faire des courses. Nous préparons les petits plats dans les grands…le buffet est magnifique. 21h tous nos invités commencent à arriver…je ne vous énumérerai pas le nombre de personne mais un petit monde était bien présent : Kriss, Lola, Gérard & Stéphane, Chouchou, Christophe & Patrice (mes papas), Maya ma belle (qui m’a envoyée hier un texto à pleurer de beauté). Didier & Issac, Phil-de-paris (le glandeur de blog !), Lionel (le frère de Kriss) et son ami, Lili (très belle femme !) et son ami, Benjamin …et tant d’autre. Pardon a beaucoup d’amis a qui j’ai envoyé le texto d’invitation un peu tardivement, mais la soirée a été programmée au dernier moment…ce n’est que partie remise. Je fais mon set pendant 3 heures, musique happy au départ et progressive ensuite…la sauce prend bien. On boit, mange, fume, tape…l’ambiance est convivial, douce et pleine de folie parfois…amoureuse.
2h30 les taxis arrivent et nous partons pour les bains douches. Je croise Creaminal et Oizo. Bruno et d’autres nous rejoignent. Le carré VIP est rempli. La musique est nul mais l’ambiance du groupe est géniale…du bonheur. Nous rentrons tous les trois (Kriss et Lola) vers 7h. Nous dormons un peu. Lola prend son train à 14h. Je l’embrasse. Je pleure…presque… comme a chaque fois quelle me quitte. Gros câlins devant la télé a larver pour nous remettre de cette soirée. Je prends maintenant les fourneaux…pour un petit repas en tête-a-tête avec Kriss, homard à la «thermidor» (celui du plateau…non fini) et riz aux fruits de mer et chocolat….en forme de cœur. Je m’endors dans ses bras…je suis plus qu’heureux car il n’y a pas de mots pour exprimer mon état.

Il me reste un autre repas à réaliser cette semaine… offert par mon autre, mon cœur Lola: du caviar (oui oui !) accompagné d’un vin d’exception !
Je ne sais comment remercier ceux qui sont venu. Que dire a Stéphane et Gérard pour leur amour et leur gentillesse. Que dire a Lola, une amie que tous devraient avoir. Que dire à Kriss…ha si… je suis en amour.

Les photos suivront dans la semaine, d’ici là… Que mon bisou soit avec vous !
13:15 Publié dans Fodsamour | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : gay, journal intime, homosexualite, mec, humour, clubing
mardi, 04 septembre 2007
Des bruits...

Selon une Université Américaine :
Faire l’amour avec des femmes... donne le cancer !
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En fait c’est pas vrai...
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mais faut l'dire a tout le monde !
Allez...que mon bisou soit avec vous les filles!
13:20 Publié dans Fodsamour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gay, journal intime, homosexualite, mec, humour, clubing
jeudi, 02 août 2007
Pensée Libanaise
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vendredi, 13 juillet 2007
Une pierre, deux coups, six ans !
Le 13 juillet 2007

Damien (mon ex) m’envoie un doux email et me demande des mes nouvelles. Il lira mon blog, il a l’adresse et j’en ferai d’une pierre…deux coups: des news pour lui et une note pour mon journal!
A lire mes notes précédentes, Damien, tu pourras remarquer que je vais bien. J’ai fais le ménage dans mes relations. Je sors un peu et j’aime ca. Je travaille beaucoup dans un environnement que j’aime et avec des gens que j’aime…quoi de mieux ? Beaucoup de projets passionnants arrivent : dans mon boulodetouléjours ou je me forme en domotiques appliquées et IA pour le logiciel que nous venons de lancer, a l’agence et aux cours Florent. Je suis appelé maintenant a voyager pas mal en Suisses dans 15 jours, Belgique puis Canada surement en octobre suivi de NY…tu vois comme c’est curieux, certains chemins se croisent. Je réserve juste un peu de mon temps pour ceux que j’aime.
Nicolas, mon BB et sa copine sont parti vivre au Japon pour deux ans. Après l’IFREMER, ils travaillent maintenant tous les deux pour le CNRS dans un service de recherche fondamentale basé sur les animaux de grandes profondeurs et de leurs capacités génétiques et fonctionnelles. Il est drôle de te parler de lui, toi qui ne la pas croisé en tant d’années de vie commune…La semaine dernière j’ai eu une drôle d’impression ; un sentiment mondialiste et pourtant avec des pensées si proche : Nicolas au Japon, Philippe a Berlin, Toi a NY ou San Francisco ou peut être arrivé a Ibiza, Barbara au Mexique, Jean-Christophe à L.A, et moi qui réservais mon billet pour Lausanne et Quebec !
Mes parents se soignent toujours de leur cancer respectif, c’est souvent très dur et rarement joyeux à la maison. Je me surveille au niveau santé pour ne pas retomber dans les pourcentages à la con de familles cancéreuse par hérédité. Pour le moment ils « vont bien ». Philippe reviens de Berlin ou il a beaucoup couché sous peine de se faire tondre a son retour (Private joke). Nous préparons nos vacances pour Sitges au mois d’aout avec Allan, Pascal, Stéphane (LR) et 5 ou 6 autres potes de foires. Gaël va très bien et notre colocation est aussi inattendue que calme et harmonieuse. Nous passons vraiment de grands moments ensemble. Nous avons créé des nouvelles amitiés naissantes avec Jérôme, Stéphane et Gérard, trois fous-furieux adorablement doux d'humanité.
A l’agence, Barbara reprend un peu du service surtout actuellement avec les collections 2008. Nous nous voyons souvent et je la retrouve comme avant son départ pour Veracruz. Elle m’appelle toujours BB et j’aime bien. Elle passe parfois le midi au bureau et nous mangeons ensemble. Elle est si belle. Je suis retourné dans l’association dont je t’ai souvent parler et je m’y installe doucement un peu plus chaque mois. Je suis toujours aux cours Florent et j’espère bien qu’en 2009 tout se décantera. Mes cours reprennent en septembre. J’ai souvent le trac et l’angoisse du tournage. Je ne dois pas apprendre à « jouer », juste à oublier d’être regardé…ce n’est pas évident pour moi ! Je reviens parfois « décomposé » de certains cours « dramatiques ». Gaël me récupère, me réconforte et il ne le sait peut être pas.
Mon état d’âme est un mélange assez complexe de bonheur instantané, d’inquiétude, de stress et de calme…voir de sagesse pointé de nostalgie et de regrets. J’ai beaucoup d’envies et de passions avec mon impatience habituelle de vouloir aller vite…trop vite. Je me calme et relativise…enfin j’essaie. Toujours célibataire. Toujours à la recherche de l’autre, mon autre, celui qui sera comme tu le fus...Si beau, si talentueux et pure. Des rencontres j’en fais, de belles rencontres et d’autres moins voir insignifiantes. Tu ne me connais que trop bien.
Tu es et seras toujours dans mon cœur. Depuis 6 ans aujourd’hui…Oui aujourd’hui aurait du être notre anniversaire. Tu avais un peut plus de 20 ans, j’en avais 36. Je pense très souvent à toi, a nous d’avant, notre belle vie d’avant…avant tout ce gâchis. J’ai du mettre une bonne année à m’en remettre, a accepté, a pleurer et a assumer. J’ai comme toi fais mon choix. Maintenant, tu vois, je t’écris. Je vais bien. Je vais bien de toi…de nous.
Prends soin de toi et que le bisou le soit…avec toi
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mercredi, 04 juillet 2007
Hip's
J'ai de bonnes raisons de penser que Dieu a inventé le whisky avant d'inventer l'ornythorinque, que le paradis est un concept créé pour que les enfants qui ne croient plus au père noël continuent d'avoir des bonnes notes et d'être gentils avec les animaux.
11:30 Publié dans Fodsamour | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, journal intime, homosexualite, mec, humour
jeudi, 28 juin 2007
Un rayon de soleil aujourd’hui
Un courrier reçu hier soir du Tribunal d’Angers. J’ai gagné un procès…après 4 ans de procédures, c’est long…très long.
Une belle soirée devant un rôti de veau magnifique avec Chouchou, Jérôme, Laurent, Gérard, Stéphane et Nicolas.
Un petit com de Philou de La Rochelle.
Un mail de Damien (voir billet) (ou la)...Il va bien. Je pense très souvent a lui, a nous d’avant.
Parfois je me contente de peu, ou peut être que…Non j’ai beaucoup déjà. Je suis un privilégié du cœur de beaucoup et je ne dois pas l’oublier…non jamais oublier…jamais.
Que le bisou doux soit avec vous et avec votre esprit.
10:31 Publié dans Fodsamour | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
jeudi, 25 janvier 2007
Ha ces Hommes!
Ca y est, et je me doutais bien qu’un jour cela devais arriver mais surtout pas de cette façon si radicale : mes amis d’Angers divorcent ! Ils sont vraiment cons ces deux humains ! Ils s’aiment, se mettent ensemble et un jour se séparer et prétendent que « c’est la vie ». Aucun ne sait vraiment ce qu’il veut… à moins qu’ils pensent tous deux que c’est bien mieux ailleurs ! Ou encore qu’ils ne désirent pas poursuivre plus loin leur histoire ! Pas de concessions, pas de cessions mais que d’expressions… si vraiment il y en a eu assez pour apaiser ce mal qui les ronge! Le mal est fait car les mots sont dit. Tous ont leurs propres convictions a cette séparation. Les reproches fusent. Tu as dit ca ! T’as pas dit ca ! Tu as fait ca ! T’as pas fait ca !
Mais tous les deux sont des Humains humain, beaux, sensibles, géniaux créatifs, mais perdus. Difficile de vivre à deux avec tant de défauts trouvé pour l’un ou l’autre tant d’incompréhension et ridicule de cette incapacité a trouver le juste milieu des sentiments et des choses comme des gens. Ils se bercent dans un rêve de vie, mais ne vivent pas leur rêve. Ou si l’un décide de le vivre, toute relation concède a abandonné cette idée.
Que leur arrivent-ils à mes humain préférés ? Envi de liberté, d’indépendance, de solitude… de ne plus être responsable de l’autre ? Je ne comprendrais jamais les Hommes si compliqués, si triste, mais si impétueux et attachants. Ils n’auront que leurs souvenirs pour ce rattacher a leur histoire et éviter le pire. C’est comme dans toutes les relations homosexuelle ou tout y est éphémère, léger, narcissique, jugé sans fondations sociales et jugé par les autres. Mais ces gens pensent t’ils vraiment a cette valeur de l’Homme qui est de pouvoir aimer, réfléchir, prier et embrasser ! Ou sont-elles les valeurs de l’égalité, la fraternité pour une liberté qu’ils chérissent tant ?
Certains de leurs amis malveillants ne tarderont pas à enfoncer l’idylle aux plus bas fonds et de supprimer tout espoir de pouvoir un jour reconstruire cette amour perdu. Ils entendront tous deux, des pestes donner du grain à moudre au moulin de l’incompréhension! Personne ne sortira indemne de ce vide à laquelle ils se préparent. Il est plus facile de détruire : casser un verre en le laissant tomber à terre ne demande aucun efforts alors que de le créer, apprendre à fondre la cilice et souffler le cristal est une autre histoire!
Leur serait-il possible d’énoncer un avis pour le moins enhardi sans briser cette idylle ? Se revoir? Repartir à zéro ? Se séparer souvent ? Tous les jours s’il le faut ! Que vont-ils faire ? Vont-ils se déchirer ? Vont-ils me séparer d’un d’eux ? Que vais-je devenir, moi, leur ami?
Ils vont m’offrir en se séparant, un souvenir adorable d’un couple que j’admirais. Quel divorce à l’amiable… pas très aimable, comparé au « mariage » et à tous ses artifices, aux années conjugales et tous ses sacrifices. Cette séparation rehausserait-elle leur blason, les poussant vers les cimes de leur plus haute estime. Du passé antérieur autant d’années gâchées, d’énergies gaspillées à vouloir le bonheur pour découvrir enfin leur satisfaction, il suffisait d’un rien leur séparation. Je doute…Oui je doute.
Ha ! ces Hommes qui sous prétexte de vivre leurs passions, détruisent, envahissent la planète et tuent leurs espoirs comme leurs enfants, leurs prochains ! Le pire, c’est leur persuasion à penser que c’est bon pour eux ! Le monde est a l’image de leur couple : tout est guerre, feu, parjures, traitrise ! Un monde vénal, fait de parades liées au concours de celui qui aura le plus grand, le plus beau, le plus pure ou le plus chère. L’Homme veut tout mesurer : son portefeuille, son intelligence ou la taille de son sexe! C’est souvent pathétique, parfois affligeant ! Ils y a six milliards d’Humains sur terre…dites moi si un jour l’amour sera plus forte que la haine ! Même Jérusalem, la ville de tous les tombeaux sacrés, est en guerre. Je suis déçu, triste et révolté… Pour moi c’est la troisième guerre mondiale qui arrive…déchirez vous si cela vous chante….mais laissez-moi en amour des Hommes…encore un peu…je veux tant y croire encore !
J’ai dit. C’est écrit
Que le bisou soit avec vous !
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mercredi, 10 janvier 2007
Mal au cœur
Hier soir, j’avais mal au cœur. L’envie de vomir en me couchant. Cinq ans de ma vie sont effacés ont jamais dans un réel et plus que nostalgie et regrets. Je sais que cela va vous paraître fleur-bleue mais avec beaucoup d’amour, de beaux souvenirs, des rires et des pleurs... Je me suis guéri de lui. Il le faut. Il le faudra. J’y ai mis quand même plus d’un an.
Hier soir, j’avais mal qu’il ai pu me parler comme si j’étais un copain, un voisin et pas comme à un ami. Mal qu’il ne me regarde a peine dans les yeux et pas avec ceux de d’habitude, ceux que je connais. Mal qu’il quitte Paris pour s’exiler dans une petite île à fric, à fêtes et à Pd. Sans avenir certainement. Mal qu’il soit obligé de concilier avec un mec, riche, qu’il l’a trahi une fois déjà et dont il n’a pas confiance. Mal qui ne tienne pas en place. Parce qu’il n’est jamais content de son sort et de sa vie. Parce qu’il est méfiant de lui-même et de ses proches et si peut des autres. Parce qu’il fuit je ne sais qui ou quoi. Mal que par sa sous-estimation de lui, il risque de gâcher sa vie professionnelle et privé. Parce qu’il est beau, sain, naïf et pur, bourré de talent, brillant parfois. Mais aussi fière, têtu, sans concessions et trop dépendant des autres, de leurs regards, des qu'en dira-t-on. Mal parce que je ne dois pas conseiller, pas juger, pas donner d’avis, pas le retenir, pas pleurer…Mal car c’est sa vie qu’il l’attend…
Que le bisou soit avec vous !
17:35 Publié dans Fodsamour | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
mardi, 09 janvier 2007
J'aime cette phrase

Hors de tes ailes, la vie est un enfer, mon Ange !!!
14:03 Publié dans Fodsamour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 08 janvier 2007
Un jour, je décidai de me tuer.
Un jour, il y a plus d’un an, je décidai de me tuer. J’avais tout misé sur un numéro parmi les 6 milliards autour de moi, un homme, D., un cœur…et j’avais perdu car nous n’étions plus…deux…plus Un. Il était jeune et moi de 16 années sont ainé. J’imaginais que de l’acquis, du définitif, du « pour toujours » . J’avais déménagé, tout vendu, renié beaucoup de chose, de temps, de relations et parfois de sentiments envers d’autres. Je pensais que ces actes forceraient la chance d’une nouvelle vie. Une vie de retour et d’amour. J’avais parié qu’il me reviendrait, que tout serait comme avant…mieux qu’avant ! Je lui avait tout dis. Lui n’avait rien cru ne considérant sa vie que son unique projet, ambition. J’étais l’instrument, le mobilier, le tableau que l’on regarde parfois cloué dans la salle a manger ou l’on y dîne rarement. Mes regards n’étaient plus écoutés, mes mots étaient épiés, jugés, déformés et convoités pour d’autres sens. J’étais censuré de mots, de pensées ou d’amour.
Je voulais être capable de passer d’un statut d’exception ou d’unique à celui d’exemple. Si mon suicide semblait philosophiquement inévitable, mon bâillonnement quasi redondant de ma bouche déjà réduite au silence et mon cœur a celui de moteur circulant, toutefois la procédure nécessaire pour arrêter cette grosse machine bourdonnant d’activité, mon corps, me demandait un savoir que je n’avait pas… encore. Je fus attiré par le suicide et cette attirance était littéralement un vertige qui m’aspirait vers le balcon du onzième étage de chez une amie. Le désespoir accompagnant mais ne causant pas l’abandon autodestructeur à la gravité ou collision imaginée de ma chair contre le bitume du parking d’en bas…une sensation complètement différente de la frustration et de ma tristesse que je ressentais ce jour la a Paris. Et bien sur le désir, malsain je l’avoue, de punir D., de faire peser sur ses épaules un terrible fardeau de culpabilité.
Par lâcheté a moi-même ou par amour pour mes autres, ceux que j’aime, je conclus un marché vulgaire avec votre Dieu quel qu’il soit, le grand architecte. Marché auquel s’il m’envoyait un ange je continuerais à vivre. Je m’assis sur un banc du jardin des Tuileries ce jour la. Je devais déjeuner avec cet amie habitant le onzième étage. Le soleil perçait a peine et chauffait mes joues. J’essayais de profité de cet instant. Ouvrant mes yeux, une petite fille et sa mère étaient devant moi. Ils jouais tous deux. Cette petite fille vient me voir et me tendit un cailloux. Je pris ce cailloux et elle me fit un gros bisou sur la joue. Elle devait avoir trois ou quatre ans et elle me demanda pourquoi j’étais triste. Je lui répondait que depuis que j’avais ce cailloux dans ma main je ne l’étais plus. Ma petite étoile là-haut, ma fille, votre Dieu ou notre grand architecte venait de m’ envoyé un ange. Ce jour la, à Paris, je fus sauvé par cet enfant.
Maintenant, je dévorerai ma vie a pleine dents, ne voudrai voler que dans mes rêves ou dans les avions pour d’autres pays, m’écraser dans les bras d’un fils, d’un Ami, d’un homme, dans un lit même s’il fut froid, dans un champs d’herbes vertes et de mousses humides. Ce jour la, à Paris, j’ai eu peur de ne plus être l’exception, l’unique…d’être moi.
Que le bisou soit avec vous
16:42 Publié dans Fodsamour | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
