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mercredi, 10 octobre 2007
C’est mon ami que le vent emporte (fin).
C’est curieux comment mon cerveau peut réagir. Il se protège et régit (pour la plus part du temps) assez bien ses flux de sentiments, ses rêves, ses perplexités et ses aprioris. Il tri, oblitère, archive ses mauvais enregistrements. Il me garde les meilleurs qu’il me renvoi parfois édulcorés ou singés. De belles images, de beaux souvenirs ou de beaux mots. Il sait faire cela doucement avec moi. Il me connaît. Il sait qu’un mot, qu’une image de trop et mon cœur l’en empêche en se serrant fort dans ma poitrine me glaçant la nuque pour m’inonder ensuite les yeux d’eaux de chagrins. Mon cerveau et mon cœur son complice avec mes yeux. Ils me gèrent.
Je n’ai pourtant rien géré aujourd’hui. J’ai beaucoup pleuré pour avoir accompagné mon ami…loin très loin. Mon compagnon et complice de labeur. J’ai pleuré de le voir si jeune et sans vie. J’ai pleuré de ne pouvoir vivre avec lui d’autres instants…de précieux instants. J’ai pleuré de ne plus le voir entrer au bureau, ôter son casque et écarter ses bras et l’entendre me crier « Salut beau gosse, comment vas-tu bien aujourd’hui ? Moi j’ai la patate de nom de Dieu ! ». Son Dieu l’a peut être trop entendu. Son Dieu s’embête-t-il la haut, là-bas. Son Dieu l’a-t-il appelé pour profiter de sa joie de vivre. Son Dieu a préféré l’avoir avec lui. C’est ainsi…Ce sont ami que le vent emporte… Ou les Dieux… je ne sais pas. Rien. Existe-t-il même ? Pourquoi nous l’avoir pris, volé…
Avec le temps, oui avec lui, car il n'est rien de plus précieux que ce temps, puisque c'est le prix de l'éternité…Mon cerveau me donnera de belles images pour que mon cœur puisse ordonner a mes yeux de se plisser mais de ne pas pleurer. Plisser de nostalgies heureuses et de fierté d’avoir eu un si bon ami…Un si bel ami. Il me donnera aussi l’éternité de ne pas l’oublier. Jamais.
C’est écrit.
Je t’aime mon ami. Fais un beau voyage.
Adieu mon ami, a Dieu, a ton Dieu et que mon bisou soit avec vous deux…quelque part… la haut, là-bas.
20:05 Publié dans Pourquoi suis-je né | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
Commentaires
Le Bisou avec toi pour accompagner ton ami.....COURAGE!!!
Ecrit par : Stéphane | jeudi, 11 octobre 2007
C'est très émouvant ce que tu as écrit. Je tembrasse.
Ecrit par : on a night | jeudi, 11 octobre 2007
Avec le temps... avec le temps va, tout s'en va... c'est à la fois flippant et rassurant en même temps... enfin, tu en sais déjà quelque chose... Gros bisous. D.
Ecrit par : dfromparis | jeudi, 11 octobre 2007
Mon Fodsy : tu t'en doutes ce que tu écris ne peut que résonner fortement en moi et je ne comprends que trop bien. je t'embrasse tendrement avec tout la gentillesse et al tendresse que je epxu y mettre ! ca ne change rien mais un peu de chameur ça fait toujours du bien.
Ecrit par : Turckey fairy | jeudi, 11 octobre 2007
Je te fais plein de bisous et un gros hug mon Fodsy!
Ecrit par : pedro | jeudi, 11 octobre 2007
Je pense à toi très fort et je te serre virtuellement dans mes bras. Pleure, pleure, il faut que ça sorte. Seul le temps pansera un peu tes blessures, mais tu ne l'oublieras jamais, il vivra toujours en toi et c'est très beau ça.
Ecrit par : Ditom | jeudi, 11 octobre 2007
C'est ça le probléme avec les gnes que l'on aime...y font rien que de nous faire chialer...
Ecrit par : un passant | jeudi, 11 octobre 2007
OM mani padme hum
Ecrit par : JANUS | vendredi, 12 octobre 2007
C'est très beau ce que tu as écrit.
Je t'embrasse
Ecrit par : mummy active | vendredi, 12 octobre 2007
Courage camarade blogueur, on est de tout coeur avec toi ;-)
Ecrit par : VA33 | vendredi, 12 octobre 2007
Courage camarade blogueur, on est de tout coeur avec toi ;-)
Ecrit par : VA33 | vendredi, 12 octobre 2007
Le Pays lointain de Lagarce. Lis-le, il te remontera le moral, un temps, si court soit-il, et te rappellera bien des choses.
Tout avec toi,
Ecrit par : jmdisparu | dimanche, 14 octobre 2007
mon chéri, j'ai lu tes notes, et ne savais pas quoi trop te dire après tous ces nombreux messages, comme j'ai un peu plus de temps ce soir, et bien sache que je pense très fort à toi et que je t'envoie quelques étoiles ****************************************************************************************************************************************************************************************************************************************************
pour te guider vers le mieux, et vers la vie...
je t'embrasse comme je t'aime, tendrement.
Ecrit par : demonz | mardi, 16 octobre 2007
Je viens de comprendre, grâce à G., que l'ami dont tu parles est celui que j'avais eu au téléphone quelques heures auparavant. C'est avec retardement, mais néanmoins avec beaucoup de tristesse que j'apprends cette nouvelle. Je t'appelle vite. Des bises.
Ecrit par : Morts ou Vifs | lundi, 22 octobre 2007
Je suis sûr qu'il emporte le bisou avec lui, tu y as pourvu.
Ecrit par : Azure | mardi, 30 octobre 2007